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Sur une longue dérive, un cran d’arrêt dans la profondeur, et ferrage aussi sec! J’ai tout de suite compris que ça allait finir en bas. Me contentant de brider juste un minimum pour lui orienter la tête tout au long de la descente sur environ 600 m, prenant deux gamelles, un passage dans les branches qui a faillit m’être mortel, un bridage un peu trop fort et le sion cède et descend sur la gueule de la truite!
Dès cet instant j’ai su qu’il fallait faire vite: Travailler le poisson à l’horizontale avec mon cadre. Une surcharge d’adrénaline, une « moule » à n’en plus finir mais aussi un peu de ruse qui m’ont permis de échouer « en feuille morte » sur les galets ce beau « steak » dont je suis très fier!
Mon seul regret aujourd’hui c’est de ne pas l’avoir mesuré, car je pense avoir sous-estimé ce poisson. Sachant que la 72 remise à l’eau a été mesurée dans la passe le lendemain et que 600m plus bas je relachais celle-ci, je pense sincèrement que la truite mesurée à 99cm 2 jours plus tard était la mienne!!!
Très beau témoignage de Marc Sourdot sur Marcel Ferrari paru dans la Pêche et les Poissons il y a bien longtemps déjà, merci de l’avoir fait ressurgir et connaître aux plus jeunes en souvenir de cette glorieuse époque qui semble en passe de revivre grâce à la passe de Vongy.
Marcel est parti nous laissant le témoignage de toute une vie sur ce que peut apporter comme moments forts dans la vie d’un pêcheur la recherche et la capture de tels poissons.
Faisons tout pour faire revivre cette époque et préserver cette magnifique rivière et ses poissons d’une autre dimension…
Merci pour vos reportages !!
Peut-être un jour aurais je le bonheur de fouler vos berges…